Voit-on un chapeau ou un boa ayant dévoré un éléphant ?

«Collectif Pareidolia – art & écologie» est un groupe de personnes, d’artistes, de chercheurs qui partagent avant tout un engagement écologique et une intense envie de créer ensemble. «Pareidolia» du grec «eidos: forme» et «pare: près de» est une illusion d’optique qui consiste à interpréter et à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme humaine ou animale, ou des objets qui émergent de l’imagination et de l’histoire perceptive de chaque individu.

Ainsi, nous nous sommes réunis dans un processus participatif et créatif qui cherche à repenser les enjeux environnementaux actuels. Pour tenter de répondre à cette crise, nous pensons qu’il est urgent de développer un travail profond sur l’imagination et sur notre attention. En ce sens, l’art apparaît comme un moyen d’expression primordial, à travers lequel nous apprenons à revoir et à observer le monde qui nous entoure différemment.

Valentina Morales

Née en 1985, Valentina Morales réalise sa formation en danse contemporaine, chorégraphie et pédagogie à l’école Espiral (Universidad Academia de Humanismo Cristiano), fondée par Patricio Bunster et Joan Turner. En 2010, elle commence son travail comme chorégraphe et danseuse indépendante et remporte le concours du Fond National des Arts au Chili (Fondart) pour la création de son œuvre interdisciplinaire « Un Viaje a Macondo » (2011), inspirée de l’ouvrage de Gabriel García Márquez, « Cent ans de Solitude ».
En 2011, elle s’installe en France pour réaliser un master au sein du département Danse de l’université Paris 8. Sous la direction d’Isabelle Ginot, elle se consacre à une recherche autour de l’esthétique de la danse de Pina Bausch (1940-2009). En 2013, elle bénéficie de la bourse nationale chilienne ANID pour continuer son travail à travers une thèse de doctorat.
En juin 2019, elle obtient le grade de Docteure en Danse et Arts du Geste avec une thèse intitulée « Une corporéité de la solitude. Pour une esthétique de la danse de Pina Bausch » sous la direction d’Isabelle Ginot, et devient chercheuse associée de l’Université Paris 8 Saint-Denis, MUSIDANSE sous-équipe « Danse, geste et corporéité ».
Depuis l’été 2019, elle habite à Wuppertal et co-fonde avec Sophia Otto et Bénédicte Billiet la compagnie « Entretemps » et présentent la soirée « Lebenslinien » à Wuppertal (décembre 2019) et dans la Patagonie chilienne (février 2022). En janvier 2020, elle fonde avec Hugo Cordeau le collectif « Pareidolia » art & écologie. Elle réalise actuellement le projet post-doctoral « Los tránsitos de un gesto I » (MUSIDANSE, C ND, aCD) qui étudie les transferts chorégraphiques entre la danse chilienne et allemande à travers la figure de Patricio Bunster, Joan Turner et la méthode Jooss-Leeder.


Hugo Cordeau

Hugo Cordeau creuse ses racines dans les milieux de la communication à Paris en 2008 où vont s’étendre des connaissances solides dans les branches du « webdesign » (créations de sites internet) et « motion design » (animations) ou image de synthèse 2D/3D. Son écorce sera alors passablement écorchée par un rythme de vie qui puise toute sa sève et son essence… mais amendera le rêve d’éclore sous un nouveau jour.
A la rosée du matin, cette ramification va bifurquer et évoluer dans un terreau plus fertile lorsqu’il se lance en indépendant dès 2011.
Ce substrat idéal de temps, d’espace, de recherches et d’études personnelles donnera fruit à diverses occupations vouées à l’émancipation et l’autonomie, les années suivantes.
Sous un soleil radieux, il greffe et développe, agrade et élague, parallèlement à son activité indépendante, une collaboration avec Valentina Morales d’où germera le collectif Pareidolia.
Sur cette feuille de route, portée par le vent de la création, ils réaliseront et interpréteront la pièce «Des Himmels Blau», en décembre 2019 à Wuppertal (Allemagne) avec l’aide de la Cie Entretemps.


Jean Poulhalec

Jean Poulhalec est un compositeur, arrangeur, guitariste diplômé de l’« American school of modern music » en 2012. Il a travaillé comme guitariste et bassiste pour divers groupes dont : Ours, Colombine, Julien Granel, Kungs, Ex-ile, Bumby.
Il est également guitariste de Juliette Armanet depuis 2017. Il se spécialise également dans la musicalisation de documentaires, de courts métrages, de jeux vidéo ainsi que dans les spectacles vivants, notamment pour des pièces de Caroline Duffau.


Damiano Ottavio Bigi

Damiano Ottavio Bigi est né en 1982 à Rome en Italie. Il a commencé ses études de danse classique à l’école de danse Nabila El Kattam Host (Rome) et à l’Opéra de Rome il a perfectionné ses connaissances.
En 1997, il s’installe en France où il commence sa formation en Danse Contemporaine au Centre International de Rosella Hightower (Cannes). Il termine ses études au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers.
Il a travaillé pour des chorégraphes prestigieux tels que Joëlle Bouvier, Claude Brumachon et Benjamin Lamarche (Centre Chorégraphique National de Nantes), Cyrill Davy (France), Abou Lagraa (France) et Alvaro Restrepo (Colombie).
Depuis 2006, il est membre du Tanztheater Wuppertal Pina Bausch, compagnie avec laquelle il a participé au film « Pina » de Wim Wenders. Il travaille également comme chorégraphe et danseur indépendant depuis 2006.


Patricia Campos

Patricia Campos obtient une licence en danse, médiatrice culturelle et ingénieure agricole. Elle a fait des travaux académiques dans les universités, dans les domaines de la composition chorégraphique et de l’appréciation critique de la danse, et en tant que professeur dans des jardins d’enfants, des écoles et d’autres projets éducatifs.
Elle a de l’expérience en gestion, production culturelle et création artistique, avec des sociétés et groupes indépendants au Chili.
Depuis 2007, elle est co-créatrice de « Corriente Danza », un projet de médiation pour la formation des publics scolaires. Elle travaille comme artiste indépendante, dans la création scénique et audiovisuelle et fait partie des compagnies « Innata » et Ballet Municipal de Cámara de Valdivia.


Pau Arán

Pau Aran (Cerdanyola del Vallès, 1981) es bailarín, coreógrafo y profesor de danza, nacido en España y viviendo y trabajando en Alemania desde su juventud. Durante sus estudios en el Conservatorio Profesional de Danza ‘Mariemma’ de Madrid, Pau fue invitado a asistir a la Universidad de las Artes Folkwang de Essen, Alemania. Esto le llevó a su formación más significativa hasta la fecha, en Wuppertal y bajo la dirección de Pina Bausch.
Desde 2013, y en paralelo a las enseñanzas recibidas en sus etapas como bailarín, ha creado sus propias piezas con las que ha bailado en varios países como Alemania, España, Francia, Italia, Chile o Japón. Pau desarrolla la expresión de su arte a través del lenguaje corporal, centrando su trabajo en la creación y pedagogía de la danza contemporánea. La belleza del movimiento y su interés por la poética de la danza contemporánea están bien representados en sus proyectos, creando espacios íntimos donde el público puede respirar y abrir sus emociones, pensando el espacio escénico como un templo para reconectar con nosotros mismos a través del arte.
En 2020 crea la compañía de danza que lleva su mismo nombre para transmitir así los conocimientos que ha reunido a lo largo de su carrera e incorporarlos a su propio trabajo coreográfico. Sintiendo la necesidad de ofrecer y transmitir sus experiencias a la siguiente generación, a la vez que fomentando el auto-descubrimiento de los estudiantes e intérpretes, trabaja y potencia la propia identidad de éstos, adaptando los métodos aprendidos a la nueva realidad. Combinando el paso del tiempo y la fugacidad de la danza, fusionando la herencia y la tradición con el futuro.
La primera creación de la compañía, Lettre d’Amour, fue estrenada en el Grec Festival de Barcelona. En su nueva investigación y trabajo, Pau se interesa principalmente por la relación del género y el movimiento a través del viaje intergeneracional, además de cómo la cultura contemporánea y las nuevas formas de comunicación influyen en ello.