Le Jardin des gestes
Recherche-appliquée et performative, réalisée en 2025-2026 à l’université de Lille dans un jardin potager en collaboration avec l’association Potatoit, créé grâce à des gestes maraichers et des gestes dansés.
• Direction chorégraphique et recherche : Valentina Morales
• Danseur·ses : Ines Berthe • Lou-Leen Beslou • Mathilde Beuzelin • Tessa Brasse • Leni Carpinelli • Charly Corcy • Marie Debock • Maélys Di Rollo • Thais Lalou • Jade Lorho • Nathan Maillard • Stanislas Munch • Célestine Obrecht • Manon Pennetault • Julie Quellien • Gaelle Roger-Riboulet
• Montage vidéo : Hugo Cordeau
• Soutien & jardinage : Clément Lavour / association Potatoit
• Année de production : 2026
« Le jardin des gestes » est une recherche-appliquée réalisée pour la première fois pendant l’année 2025-2026. Nous avons conçu et mis en place un plan de jardin au sein du campus Pont de Bois.
Dans un contexte de transition écologique, l’idée a été de construire un espace d’observation, d’expérimentation, d’émancipation, de soin et de travail collectif autant pour les étudiant·es, les enseignant·es du département danse, des personnes citoyennes issues d’associations locales liées au jardinage que pour l’ensemble de la communauté universitaire.
Ce jardin est conçu aussi comme un espace de support de contenus pour les cours de « Préparation au terrain » (premier semestre) et « Analyse d’œuvres chorégraphiques situées » (second semestre). Les interventions étaient hebdomadaires, principalement pendant les heures de cours et les déjeuners. Les étudiant·es ont développé et compris les aspects écosomatiques du geste par rapport au sol, au milieu végétal, au jardinage et à la permaculture. Nous avons réçu aussi la visite d’artistes chorégraphiques comme Marina Pirot.
Phrases/expériences des étudiant·es :
« Du terreau, pas de la terre. Aéré et non tassé. Planter la graine, pas trop profond, ni trop en surface. À une période plutôt qu’une autre (se référer à un calendrier). Protéger la graine d’organismes nuisibles. Arroser régulièrement (…) Il ne s’agit pas de faire des rapprochements métaphoriques, imager pour faciliter la compréhension mais de révéler un processus commun, celui de croître, de devenir, de vivre, d’autant plus étonnant que notre composition biologique diffère dont l’absence, à priori, de cerveau, [de] système nerveux, [de] muscle. » (Charly Corcy)
« Prendre soin d’un semis, c’est comme accepter sa vulnérabilité, comme un nourrisson. On ne forcera jamais une graine à pousser en tirant dessus. La tendresse est pour moi un retrait de force pour laisser la vie prendre son temps.» (Inès Berthe)
« Les mouvements ne cherchent pas à représenter les plantes de manière figurative, mais plutôt à en faire émerger une qualité sensible. Ce qui apparaît, c’est une forme de croissance : un mouvement discret, mais généralement continu, traversé par une attention soutenue. Le geste s’inscrit dans une durée, dans un flux qui ne se rompt pas, évoquant cette puissance tranquille propre au végétal. » (Marie Debock)
« Cette relation au lieu devenait particulièrement forte dans les traversées de la butte du jardin. Le relief irrégulier, la présence des végétaux et les variations du terrain demandaient une adaptation permanente du corps. Chaque appui devait être réajusté en fonction du sol. Le déplacement se construisait alors dans un dialogue constant avec le paysage. Cette expérience m’a permis de ressentir concrètement ce que peut signifier la notion de “corps-paysage”, dans laquelle le mouvement se compose avec le lieu, au lieu de simplement s’y déployer. » (Manon Pennetault)











